Bagheerafrica

Baobab n°01 L' Espagne

Le Baobab N° 01

 

 

Tout semble prêt pour ce nouveau voyage. Nous avons fermé notre masure, laissé le jardin et les travaux d'aménagement de la maison en plan. Bagheera s'est refait une petite santé, nous avons nos petits kilos superflus d'avance, alors GO ! Le but cette fois est bien d'arriver chez les Fouillot – Chissumba au Mozambique vers le début Avril 2008 !

 

   

            Lundi 17 septembre 2007 : Après un week-end festif pour célébrer le premier anniversaire d'Elise, nous quittons Villechauve et la fosse godet. Claudy et Isa retournent au travail, Nina à l'école et Elise chez sa nounou.

 

            Nous ne mettons pas cap au sud comme prévu, nous reprenons la route de Benais. (Tiens encore un faux vrai départ !) Marc préfère revenir à la maison pour finalement faire changer notre jante fêlée.  A bien y réfléchir, il serait bien imprudent de partir pour de si longs kilomètres ainsi équipé, alors que nous avons au moulin Piard une jante en bon état d'avance.

 

            Passage rapide à la maison, le temps de reprendre quelques effets oubliés et de redire au revoir à Pascale. Chez « point S »  de Bourgueil la jante est changée sans tarder et c'est enfin parti sur la fameuse N 10 toujours autant encombrée de poids lourds.

 

            Pour notre départ, ce n'est pas le grand beau temps et notre premier bivouac de nuit au milieu de la forêt de pins des Landes se passe une bonne partie sous la pluie.

 

            Le lendemain matin, nous constatons que deux des cartons de livres que nous emmenons pour l'école de Beiga au Burkina Faso et installés sur la galerie du camion sont trempés malgré la protection en sacs poubelles. Peu de bouquins sont endommagés, nous les stockons sur les sièges du camion en attendant de retrouver de nouveaux emballages.

 

            En début d'après-midi, nous usons notre forfait téléphonique pour faire quelques au revoir et sans tarder nous passons en Espagne à Dancharia avec au passage le remplissage de nos réservoirs de Gas-oil (1,001 euros)

 

            Mais voilà que notre premier incident mécanique survient ! La direction assistée ne répond plus ! Malgré tout, nous continuons notre route mais le maniement du volant entre autre dans les virages serrés de la montagne est plutôt musclé. Une dizaine de kilomètres plus loin, pour savoir ce qui se passe réellement nous nous garons sur un parking ombragé, Marc se « déguise » en mécanicien, démonte la roue avant gauche et se couche sous le camion. La durite est coupée !

Que faire ? Finalement, nous optons pour rebrousser chemin, repasser la frontière virtuelle et chercher un garage côté français pour faire les réparations nécessaires. Nous remontons jusqu'à Bayonne pour trouver un garage Ivéco situé sur la route de Pau. Il est plus de 18 heures, les ateliers sont fermés.

            Sur les conseils d'un jeune agent commercial d'Ivéco, nous établissons notre bivouac dans un petit bois pas très éloigné du garage. Ce n'est pas très clean mais il fait déjà nuit lorsque nous nous installons alors nous nous en contenterons.

 

            Le jour suivant, alors que le soleil n'est pas encore levé, nous, nous sommes déjà hors du lit. (Ce qui n'est pas, vous vous en doutez du goût de tout l'équipage, il fait froid et il y a du brouillard)

 

            Marco, ne veut pas louper l'heure d'embauche et nous sommes devant le portail d'Ivéco vers 7 heures 30 !! Peu après la prise de travail du personnel à 8 heures, nous sommes au dessus de la fosse et un ouvrier s'occupe du cas de Bagheera. La durite n'est pas réparable, il faut faire confectionner un autre flexible que le mécanicien a d'ailleurs beaucoup de mal à mettre en place. A midi, la réparation est terminée, mais un petit suintement d'huile semble persister. Notre compte en banque est délesté de 292 euros ! Du coup, on décrète que c'est notre journée HDCB. (Haut Débit Carte Bleue) et nous investissons dans un nouveau caméscope numérique. Celui de Marc n'étant pas revenu de réparation à temps.

 

            Nous reprenons la direction de Dancharia puis Pamplona. La route est belle, il fait aujourd'hui grand soleil et chaud. Vers 18 heures, nous trouvons un bivouac un peu isolé de la grande route avec en ligne de mire quelques belles éoliennes espagnoles (41° 48' 55N – 02° 05' 98W) nous sommes à plus de mille mètres d'altitude, le vent est un peu frais mais très supportable.

 

            C'est déjà jeudi et le thermomètre sous un ciel bleu azur culmine à 10° à 8 heures du matin. Direction la jolie bourgade de Soria, puis à Almazan où le GO à la pompe s'affiche à 0,991 euros/l, nous bifurquons sur la petite route tranquille de Barahona et rejoignons Guadalajara, puis pour éviter de loin Madrid nous passons par Loechés et Arganda. Nous retrouvons la route principale et son flot de véhicules après Ciempozuélos.

            Le paysage légèrement montagneux devient vite monotone. Après les immenses étendues de champs de tournesols et de céréales de ce matin, nous traversons maintenant de vastes zones viticoles, en ce moment en vendange, de grandes oliveraies et d'amandaies.

Nous avons beaucoup de mal à trouver un bivouac isolé et à défaut d'être planqué, nous nous retrouvons bien au dessus de l'autoroute à champs découvert près du village d'Almuradiel.

La chaleur de la journée fait place à la douceur de la soirée puis à la fraîcheur de la nuit et à la pluie.

            Le temps ne semblant pas vouloir s'améliorer, nous passons toute la journée du vendredi à rouler et à rouler.  Nous traversons Grenada sous un ciel plombé, retrouvons enfin le soleil à Malaga et le long de la Costa del Sol toujours autant touristique. Sans hésiter cette fois-ci nous allons camper aux abords de la Playa de Cala Sardina (36° 18' 63N – 05° 15' 63W) interdite, comme un super panneau nous l'indique, aux caravanes et camping-car !

 

            Marc revêt ses habits les plus crades pour se coucher sous le camion essayant encore une fois de resserrer le nouveau flexible de direction assistée car nous perdons de plus en plus d'huile. Ses nombreux jurons prouvent qu'ils n'y arrivent pas !

Ulysse en promenade sur la plage ne résiste pas à faire trempette, il est le seul courageux de nous trois.

 

            Samedi 22 septembre. Un magnifique disque solaire rouge se lève sur la ligne d'horizon méditerranéenne. La mer est calme et radieuse. Pas de fainéants ce matin, en route et pas de potins pour Algéciras. Nous achetons les billets d'embarquement à l'un des nombreux bureaux de ventes situés sur le bord de la route. Oh ! Surprise ! Et bonne surprise ! Nous bénéficions d'une « promoçion » si nous embarquons sur l'Euro Ferry de 11 heures. 36,25 euros (passagers et véhicule) au lieu de 200 comme les autres voyages, ça vaut la peine de lambiner et d'attendre l'heure patiemment.

 A 11 heures, nous embarquons finalement sur une autre compagnie qu'Euros Ferry, le bateau est moins luxueux que ceux de nos deux précédents passages mais pour 45 minutes de trajet sur un détroit de Gibraltar aujourd'hui paisible cela nous convient tout à fait.

 

            Arrivés à Ceuta (enclave espagnole sur territoire marocain et commune détaxée) nous déjeunons rapidement en plein soleil sur un parking et remplissons nos cabas chez LIDL et Super Sol, en particulier de produits pour remettre à bon niveau notre bar en bière et en alcool. Nous en profitons aussi pour faire le plein de G O à 0,72 euros en attendant le G.O détaxé du Maroc un peu après Tan Tan.

 

            Les formalités à la frontière marocaine se font rapidement et sans aucun problème. La présence d'Ulysse dans le camion nous évite une visite des douaniers.

 

Maroc nous revoilà !

 

 

Bisous à vous tous, Eve, marc et Ulysse



19/02/2008
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